Canal de Pangalanes

Informations contradictoires sur le net et un vieux Lonely Planet de 2008 : au départ de Brickaville, c’est d’abord l’estuaire du fleuve qui est fréquemment naviguée par des pirogues motorisées de 10 à 20 personnes. Elles font l’aller/retour entre Brickaville et Andovoranto pour 5000 Ar à 9km/h.

La partie nord du canal vers Manambato, les lacs et Tamatave est touristique : elle n’est possible qu’en affrétant un bateau (‘spécial’), ce que propose les agences de voyages dans des tours organisés pour beaucoup plus cher ou les hôtels de Manamboto ! Sinon, Brickaville à Manamboto, c’est 11km de route et 7km de piste sympa en VTT, pas trop rocailleux, pas trop sableux. Vers le sud, de Brickaville à Mahnoro, c’est 5h de taxi brousse (12k Ar). Ensuite, entre Manohoro et Manajary, c’est la vraie partie commerciale du canal de Pangalanes, surtout naviguée par des bateaux de marchandises. La route N11 est en effet une piste de sable coupées par 5 bacs, faisable qu’en bon 4×4 ou moto, quoiqu’il faille attendre les voitures pour prendre les bacs. Au nord, les camions sur la route vers Tamatave ont remplacé les bateaux.
Depuis début 2015, Voahangy (raivoaudrey@gmail.com), jeune retraitée et parfaitement francophone de Tana qui s’est installée à Mahnoro, propose un bateau de passager vers Nosy Varika le mardi et vendredi (et mercredi et samedi de NV vers Mahnoro): 1j de traversée (14h avec des passages peu profonds dont un où on a dû marcher le long du canal), 109 km à 10km/h pour 10k Ar.


La 2ème moitié vers Manajary est plus fréquentée avec des bateaux tous les jours. Le ‘Transe Sakeleona’ part à 6h30 de Nosy Varika, navigue les 92km en 8h30 à 12km/h. Il est équipé d’une sono alimentée par un panneau solaire, la musique forte tente de couvrir le bruit du moteur, mais après plusieurs heures tout aussi aboutissant ! Il arrive donc à 15h à Manajary, trop tard toutefois pour un taxi brousse vers Manakara.




Une telle traversée est l’occasion de discuter avec les Malgaches sur l’énorme potentiel de développement du pays : par ex augmenter la productivité agricole et la diversifier dans le cadre d’une politique durable, surtout dans cette partie est très fertile où tout pousse avec peu d’effort ! Le régime alimentaire est souvent riz et zébu ou poisson, avec trop peu de légumes. Les paysans ont été habitués à des cultures d’export (vanille, cannelle, poivre, etc.).

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